Vous cherchez un correcteur professionnel pour relire et corriger votre roman avant de l’autoéditer ou de le soumettre en maison d’édition ? Quelle que soit votre situation, choisir la bonne personne est essentiel. Dans cet article, je vous guide pas à pas pour bien sélectionner votre correcteur : formation, tarifs, délais, feeling, certifications…
Pourquoi faire appel à un correcteur professionnel pour votre roman ?
Corriger un manuscrit, ce n’est pas simplement repérer les fautes de grammaire ou d’orthographe. Un correcteur ou une correctrice professionnelle travaille en profondeur sur la lisibilité, la cohérence typographique, les maladresses, la ponctuation et la syntaxe. Ce travail minutieux permet de révéler tout le potentiel d’un texte, et de le rendre plus fluide et plus agréable à lire. C’est donc une étape essentielle avant publication.
Les points à vérifier pour bien choisir son correcteur ou sa correctrice
1. Son parcours et son expérience
La profession de correcteur n’est pas réglementée, ce qui signifie que n’importe qui peut se déclarer correcteur professionnel. Il est donc primordial de vérifier le parcours de la personne : vient-elle de l’édition, du journalisme, de la communication, ou de la rédaction ? Ces domaines, sans être un passage obligé, sont souvent gage de rigueur.
N’hésitez pas à consulter ses références, ses retours clients, ou des extraits de corrections réalisées. L’objectif est de s’assurer que la personne maîtrise les règles complexes du français et qu’elle a une réelle expertise dans la correction de manuscrits.
2. A-t-il/elle suivi une formation ?
Même si aucun diplôme officiel n’est exigé, plusieurs formations sérieuses permettent d’acquérir de solides bases pour exercer la profession de correcteur. Parmi celles-ci, on retrouve :
- Le centre d’écriture et de communication (CEC) (attention, l’organisme a cessé ses formations depuis 2017)
- L’école des métiers de l’information (EMI)
- Le centre de formation du Syndicat national de l’édition (ASFORED)
- Le centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ)
- L’école française de lecteur-correcteur (ELFC)
- MD Mots
Certains correcteurs peuvent également mettre en avant des certifications en langue française, notamment :
- La certification Voltaire
- La certification Le Robert
⚠️ Attention toutefois : ces certifications attestent d’un certain niveau en langue française mais ne suffisent pas pour se proclamer correcteur. Elles sont un plus, mais doivent être accompagnées d’un vrai bagage professionnel.
3. Ses prestations correspondent-elles à vos besoins ?
Tous les correcteurs ne proposent pas les mêmes types de prestations. Il est essentiel de distinguer :
- La correction simple (ou correction sur épreuves) : elle vise à corriger uniquement les fautes (orthographe, grammaire, typographie, ponctuation) sans intervention stylistique.
- La correction approfondie (ou préparation de copie) : elle inclut aussi des suggestions de reformulation, des commentaires sur la cohérence du texte ou le rythme narratif.
👉 Assurez-vous que la nature de la correction est claire dès le départ, et qu’elle correspond à vos besoins.
4. La tarification et les modalités de travail
Un correcteur ou une correctrice professionnelle doit vous proposer un devis clair :
- Tarif au nombre de signes (espaces comprises) ou au mot
- Détail de la prestation incluse
- Délai estimé
- Conditions de paiement claires (souvent 50 % d’acompte)
💡 Le prix moyen d’une correction simple varie entre 20 et 30 € de l’heure, ce qui correspond souvent à 1 à 3 € les 1000 signes. Si vous tombez sur un tarif anormalement bas, prudence : cela peut indiquer un manque d’expérience ou une prestation bâclée.
5. Le ressenti (ou feeling comme le diraient nos amis anglophones)
La correction est un travail de précision, mais aussi de confiance. Il est important de pouvoir échanger facilement avec votre correcteur·rice et de vous sentir écouté·e. N’hésitez pas à :
- Poser toutes vos questions préalables, sans tabou
- Demander un petit test de correction gratuit sur un extrait
- Comparer les devis de correction et vos ressentis
⚠️ Les signaux d’alerte à repérer
- Un correcteur qui propose une correction d’un roman entier en quelques jours : fuyez. Ce type de travail prend du temps, et demande soin et minutie.
- Des tarifs ultra bas (moins de 1 € les 1000 signes) : ce n’est pas viable pour un professionnel déclaré. Cela trahit souvent un manque de professionnalisme ou une sous-évaluation du métier.
- L’absence d’infos sur la méthode de travail, les délais ou les conditions de paiement.
✅ En résumé
Avant de choisir un correcteur ou une correctrice professionnelle :
- Vérifiez son parcours, ses références et ses avis
- Demandez si la personne est formée et/ou certifiée
- Assurez-vous que le type de correction qu’elle propose correspond à vos attentes
- Privilégiez un devis clair et transparent
- Faites confiance à votre intuition et à la qualité des échanges
🙋♀️ FAQ – Choisir son correcteur professionnel
Quel est le tarif d’un correcteur professionnel ?
Entre 1 € et 3 € les 1000 signes (espaces comprises) en moyenne pour une correction simple. Cela peut varier selon l’expertise, la complexité du texte et les délais.
Combien de temps faut-il pour corriger un roman ?
En général, un roman de 300 000 signes prend entre 1 et 3 semaines, selon la charge de travail du correcteur et le niveau de correction.
Les certifications suffisent-elles pour être correcteur ?
Non. Elles sont un plus, mais ne remplacent pas l’expérience ni une formation spécialisée.
Comment savoir si un correcteur est sérieux ?
Consultez ses références, son site, demandez un extrait corrigé, lisez les avis, et échangez avec lui/elle.
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Je suis correctrice professionnelle formée à L’EFLC, certifiée Le Robert, et j’accompagne des auteur·ices en autoédition ou en processus de soumission éditoriale.
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